Depuis plusieurs années, le Cameroun modernise progressivement ses procédures douanières afin d’améliorer la transparence, renforcer la conformité, sécuriser les recettes fiscales et fluidifier les opérations portuaires. L'année 2025 marque un tournant important avec l’introduction ou le renforcement de plusieurs nouvelles mesures réglementaires, touchant directement les importateurs, exportateurs, transitaires, transporteurs et entreprises opérant au Port Autonome de Douala, au port de Kribi ainsi qu’aux aéroports internationaux.
Ces évolutions ont un impact direct sur les délais de dédouanement, les coûts opérationnels, la gestion documentaire et l’organisation interne des entreprises.
Cet article propose une analyse complète et stratégique de ces changements, ainsi que des recommandations pratiques permettant d’anticiper les risques et de tirer parti des opportunités offertes par cette modernisation.
Le Cameroun cherche à renforcer la performance de son système douanier pour plusieurs raisons :
L’amélioration de plateformes comme SYDONIA vise à :
réduire les erreurs humaines,
automatiser certaines tâches,
améliorer la traçabilité,
rendre les procédures plus transparentes.
Le gouvernement souhaite :
réduire la fraude documentaire,
minimiser les fausses déclarations,
mieux contrôler l’évaluation en douane,
augmenter les recettes de l’État.
La congestion au port de Douala reste un défi majeur. Les nouvelles mesures cherchent à :
accélérer la rotation des conteneurs,
réduire le temps de stationnement,
limiter les files d'attente pour les procédures physiques.
Le Cameroun renforce sa conformité avec les règles de l’OMD (Organisation Mondiale des Douanes) et les bonnes pratiques logistiques mondiales.
Ces objectifs sont positifs, mais leur mise en œuvre influence fortement les délais de dédouanement.
Voici les évolutions les plus notables ayant un impact sur les délais :
Les documents sont désormais vérifiés plus tôt dans le processus, notamment :
Facture commerciale
Packing list
Certificat d’origine
Certificats spécifiques selon type de produit
B/L ou AWB
Déclarations SGS ou Veritas
Impact sur les délais :
Les dossiers incomplets sont immédiatement bloqués.
Les erreurs documentaires prolongent le traitement.
Le “pré-contrôle” devient une étape critique.
Les autorités douanières ont :
augmenté le nombre d'inspections aléatoires,
renforcé le passage obligatoire au scanner,
intensifié les contrôles sur les produits sensibles (cosmétiques, électroniques, pièces automobiles, équipements agroalimentaires…).
Impact :
Allongement du délai moyen de sortie portuaire.
Pic d’attente pendant les heures de forte affluence.
Congestion temporaire dans les zones d’inspection.
Certains produits nécessitent désormais :
certificats supplémentaires,
autorisations préalables,
contrôles renforcés (phytosanitaire, qualité, sécurité).
Impact :
Tout dossier incomplet est dirigé vers un circuit rouge (inspection renforcée).
Ralentissement du processus pour les marchandises à risques.
Les paiements des droits et taxes se modernisent :
interface numérique améliorée,
validation automatique,
traçabilité renforcée.
Impact positif :
Réduction du temps de traitement des paiements,
Moins d'attente liée aux validations manuelles.
Impact négatif si mal anticipé :
retards lorsque le système connaît des interruptions techniques,
dossier bloqué si une seule ligne déclarative est incohérente.
La douane applique désormais plus fermement :
amendes,
redressements,
corrections obligatoires,
pénalités pour sous-évaluation.
Impact :
Toute erreur, même mineure, peut rallonger considérablement le processus.
Les litiges sont plus fréquents en cas de mauvaise documentation.
Les impacts se manifestent sur plusieurs niveaux :
Les entreprises qui ne maîtrisent pas les exigences documentaires subissent des retards allant de 3 à 15 jours supplémentaires.
documents incorrects,
mauvaise préparation fournisseur,
incohérence entre facture et packing list,
HS Code incorrect ou imprécis,
certificats manquants.
Avec une bonne préparation documentaire, les délais s’améliorent.
Le système récompense les dossiers conformes.
circuit vert : 1 à 3 jours
circuit jaune : 3 à 5 jours
circuit rouge : 5 à 10 jours (inspection physique)
Les coûts associés se cumulent :
magasinage portuaire,
frais de surestarie (detention/demurrage),
frais de scanner,
amendes,
surcoûts de transport liés aux retards.
Pour certaines cargaisons, le dépassement de 5 jours peut multiplier les frais par 3.
Un retard au port signifie :
rupture de stock,
retards de livraison client,
perturbation de la production,
perte de contrats,
image négative auprès des clients finaux.
Malgré les contraintes, ces évolutions sont avantageuses pour les entreprises qui se préparent correctement.
Les dossiers bien préparés passent plus vite et plus fluidement.
La rigueur documentaire protège l’entreprise contre :
les amendes,
la sous-évaluation involontaire,
les réclamations techniques,
les erreurs de classification.
Les entreprises obligent leurs fournisseurs étrangers à mieux travailler :
documents conformes,
descriptions plus claires,
packagings vérifiés.
Les entreprises qui adoptent les bonnes pratiques dépassent leurs concurrents sur :
la rapidité,
les coûts,
la fiabilité,
la crédibilité.
Grâce à son expertise, OPTIMA LOGISTICS permet à ses clients de s’adapter aux nouvelles procédures.
Nous vérifions :
la facture,
le packing list,
le B/L,
les certificats,
les HS Code,
avant même que la marchandise quitte le pays d’origine.
Cela évite 80 % des blocages.
Un bon HS Code =
taxes correctes,
conformité totale,
passage douane beaucoup plus rapide.
Nous préparons :
la déclaration,
la liquidation,
les documents,
les paiements,
avant l’arrivée du navire.
OPTIMA LOGISTICS assure :
monitoring des procédures,
gestion proactive des anomalies,
communication continue avec le client.
En cas de problème, nous intervenons immédiatement pour réduire les délais.
Pour limiter les retards, OPTIMA LOGISTICS recommande :
Aucune improvisation documentaire ne doit se faire à l’arrivée.
Les frais et règles évoluent : rester informé évite les erreurs coûteuses.
Un bon transitaire réduit :
les risques,
les délais,
les coûts.
Un fournisseur bien accompagné = opérations plus fluides.
Entre l’arrivée du navire et la vente finale, il faut intégrer une marge d’imprévu.
Les nouvelles procédures douanières camerounaises introduites en 2025 apportent des changements significatifs qui modifient la manière d’importer et d’exporter.
Elles exigent davantage de rigueur, de préparation et de conformité, mais elles ouvrent aussi la porte à une logistique plus fluide pour les entreprises organisées.
OPTIMA LOGISTICS accompagne ses clients pour transformer ces contraintes en avantage stratégique, réduire les délais, éviter les surcoûts et sécuriser chaque opération.
December 21, 2019 - BY Admin